
Biographie
Il y a des voix qui naissent avec un micro dans les mains. Celle de Sylvain Desruisseaux, dit le HitMan, est de celles-là. Dès l'âge de trois ans, il s'emparait de n'importe quel prétexte — une réception de noces, un tourne-disques familial — pour faire entendre ce qu'il portait déjà en lui : une passion dévorante pour la musique et le public.
Né le 26 avril 1965, aîné de quatre frères, il grandit aux sons d'Elvis Presley, Frank Sinatra, Nat « King » Cole et Johnny Mathis. À quatre ans, il se déhanche sur les premières mesures du rock'n'roll. À dix ans, il incarne déjà le King devant un public imaginaire. C'est à seize ans, au sein de la Chorale de l'église Sainte-Paule de Saint-Jérôme, qu'il reçoit sa première vraie piqûre : celle du chant, de la scène, et de l'appartenance à quelque chose de plus grand que soi.
Les années suivantes le verront naviguer d'un groupe à l'autre, chanteur et claviériste, avant qu'une tournée dans les Clubs Med, en 1990, ne vienne élargir son univers. Le jazz, le blues, les nuits chaudes sous ciel tropical — il revient au Québec transformé. En 1997, il crée Jazz n' Oldies, son premier spectacle signature, et adopte deux emblèmes qui ne le quitteront plus : son chapeau Borsalino et son micro carré. Un personnage était né.
Depuis plus de trente ans, le HitMan illumine les scènes du Québec — des plus grands hôtels aux salles de festivals, des restaurants aux casinos, en passant par l'Olympia de Montréal, le Casino, le Cabaret Le Balcon, et le pont sonore du bateau-mouche sur le Saint-Laurent. Il a assuré les premières parties de Richard Abel, de Fernand Gignac et de Pierre Lalonde, partagé les planches avec Mario Pelchat et sa grande idole, Christine Chartrand. Danseur accompli, il incarne Danny dans Grease en 1998, sous la direction de Claudette Dion, récoltant les éloges de la presse spécialisée.
Sa discographie témoigne de la même générosité sans frontières. En 2000, Fly Me To The Mood Vol. 1 — vingt-deux standards anglophones interprétés avec un art de l'imitation vocale si précis qu'il frôle l'illusion. En 2008, Party Boomer Vol. 1, soutenu par une campagne télévisée nationale, inaugure une nouvelle série. Vol. 2 suit dès l'année suivante. Ces 2 albums sont désormais disponibles sur toutes les plateformes de streaming mondiales.
Père de Maxime et Maude, Sylvain Desruisseaux a toujours su que la vie et la scène ne forment qu'un seul et même terrain. Aujourd'hui, ses spectacles — rehaussés de projections vidéo interactives — traversent le rétro, le crooner et le country avec la fluidité d'un homme qui a tout appris par amour, et qui partage tout avec la même générosité.
De l’avis de tous, Sylvain Desruisseaux se démarque par son style particulier, sa simplicité et son charme, la chaleur humaine et l’empathie qu’il dégage, son sourire, et, évidemment, par la justesse et la puissance de sa voix. Un passionné de son métier comme il s’en fait peu, et qu’il faut non seulement entendre, mais voir en spectacle pour l’apprécier pleinement.
Biographie écrite par le regretté Serge Bélair, mentor du HitMan.